Juin 1940. L’armée française recule. Fuyant les tracasseries administratives d’une administration teutonne pointilleuse, les grands parents du futur JanLuk, La famille portugaise Deconceicao , quitte Paris pour s’installer dans le sud de la Bretagne, seul endroit ou le soleil brille suffisamment pour accueillir ces personnes à l’accent chantant.

Aout 1953, un séisme du côté des îles Ioniennes prive la France d’électricité. Les enfants de monsieur et madame Deconceicao, les hassek,  qui, comme la majorité des bretons du sud, n’ont pas l’électricité s’en foutent. Pour autant, comme la grande majorité des autres français, ils se rapprochent pour tenter de créer un peu de chaleur. 9 mois plus tard, le petit JanLuk naitra.

Le 7 mai 1954, c’était Dien Bien Phu ! Est-ce un hasard si 8 jours plus tard naquit le petit JanLuk ? Qui peut nier ici que le hasard est une création de Dieu ? Personne.

Déjà maudit et né sous une mauvaise étoile le petit Jan Luk garde de ses origines bretonnes une sainte horreur de l’eau qui arrose en permanence le Djebel de la Bretagne du sud.

Mai  1968. Rien. Seule mama a brulé son soutien gorge.

Avril 1972, le petit Jan luk Hasssek (il changera son nom plus tard en Berthet, fatigué des contrepèteries de ses petits camarades de jeu – lors de leur première rencontre Mama fuma le H et le nom devint Bertet) trouve une place de commis dans une société de communication. Il y rencontre un quidam pharmacien qui vient là essayer de trouver une autre voie, fatigué du commerce de détail apothicaire, ainsi que de vendre des caisses de jouvence de l’Abbé Soury à Mama et compagnie. Etonné de voir débarquer cet hurluberlu, Jan Luk demande à Danielle, la standardiste, le tout avec l’accent chantant hérité de ses grands-parents : «Cé  qui sé gars là ? » fortuitement, le commerçant en acide acétylsalicylique l’entend et décide de reprendre cette phrase pour créer son pseudo de marchand de vent. Jacques s’appellera désormais SEGELA.

Cette collaboration sera profitable notamment et principalement au deuxième. Cette fâcheuse habitude de se faire exploiter se reproduira dans l’épisode récent de Poker Post. Mais comme j’ai plus le droit de dire du mal de ce supermarché de la fiente, je ferme ma gueule.

Exploité, vous dis-je. Quelques exemples :

  1. Lors d’une réunion, le petit Janluk est le seul à l’heure. En effet, le bronzé du fer à souder est bloqué dans les embouteillages avec sa belle Jaguar. Etonné de la présence matinale de JL, Jacques lui pose la question du « comment as-tu fait ?». Le verbe facile, notre ami, lui répond : « Si t’as pas un Solex à 20 ans, t’as raté ta vie ! ». L’apôtre des parcs à ploucs reprendra cette phrase bien plus tard en la modifiant légèrement en utilisant le mot « Rolex ».
  2. Quelques temps plus tard, l’exploiteur en chef, décide de donner un CDI à JL qui organise immédiatement une beuverie (breton oblige). Tout le monde est là, y a même son père ! JL s’exclame « Père y est, c’est fou ! ». Ni une ni deux, l’autre reprend cette idée et fera un max de pognon sans en reverser un centime à notre pauvre ami.
  3. Déjà bien amoureux de Colette Mavalée qu’il épousera plus tard (la célébrissime Colette bertet Mavalée) mais dont il divorcera. Il est pris d’une nausée en découvrant la toison ciselée de la donzelle. Il s’exclame « T’as le ticket Chic, t’aura le ticket choc ». Dans le bureau à côté de la salle de photocopie dans laquelle JL besognait l’hôtesse d’accueil (c’est vrai que les standardistes sont accueillantes), Ségéla entend et décide d’appliquer cette sentence à une société de transport en commun. Sans en verser un centime à l’auteur de ce slogan.
  4. Ségéla, déjà amateur et grand connaisseur de femme s’enquiert de la méthode utilisée par notre bloggeur pour convaincre la miss de tenter l’exercice périlleux de la brouette bretonne (j’en parlerai dans la bio d’Anne Sofi, c’est une autre histoire). JanLuk pour une fois court et concis répond « ah mais tu la forces tranquille ». Ségala réussira à faire passer Mitterrand pour un socialiste avec ce genre de connerie. Jan Luk encore exploité, pas un kopek.
  5. Dernier exemple, même si la liste est longue et comme je ne veux pas donner raison à Ray qui pense que je vais en faire 177 pages… A l’occasion d’un énième pot, JanLuk innove en déclarant à propos de son ricard que « demain, j’enlève l’eau ». L’hotesse d’accueil, bourrée (elle a fait un passage par le local photocopieur afin d’y prendre sa rasade de chouchen testiculaire jalukesque ce qui explique qu’elle boite mais également son éthylisme) Cette dernière donc, pour ne pas rester en plan, rajoute « dans deux jours, moi j’enlève mes bas ». Voir blog de JanLuk qui vient d’en réclamer la parternité…

Force est de constater que Jan Luk et sa vie sont bien marqués par le sceau du vol. Jan Luk, mon poulet, maintenant que tu voles de tes propres ailes, je te laisse sur ton nouveau blog récupérer à ton tour les marronniers (*) et à ton tour utiliser les idées des autres.

1er Aout 1990 : Busty se dit qu’elle va le remettre le soutien-gorge parce que la, c’est pas possible.

2Aout 1990 : Rincenvent s’insurge contre ce geste de rebellion de Busty

 

Un marronnier est pour la presse un sujet récurent que l’on ressort dès que l’actualité est pauvre en évènement. Voir article sur Emeline

 

PS : pour un peu de culture, découvrez la Bretagne.