gestion de Bankroll

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Il ne s’agit pas d’une énième version de la fameuse gestion de bankroll dont on vous a souvent rebattu les oreilles. Il ne s’agit pas non plus d’une nouvelle version de la stratégie sur le rebuy max automatique. Vous trouverez via google tout ce qu’il vous faut savoir sur ces deux sujets.

Non, il s’agit ici de partager avec vous ma nouvelle stratégie purement mentale de la somme disponible sur votre compte poker on line sur une room. Cette vision étant bien entendu purement individuelle.

Lorsque j’ai commencé à avoir des résultats probants sur les rooms on line, je me suis rendu compte qu’au-delà de la variance que nous connaissons tous, la courbe avait tendance à s’infléchir de manière non logique. Nous avons tous connu les périodes de good run et les périodes de bad run mais j’en étais arrivé à penser qu’il y avait une stratégie synarchique mondiale visant à assurer une « prime à l’entrant ». Comme beaucoup de whiner de la sphère blogeristique poker, j’étais persuadé que les rooms privilégiaient les joueurs venant tout juste de déposer leur écot. Ceci de manière à convaincre les joueurs perdants de déposer à nouveau quelques euros. Et la boucle infernale recommençait. Vous allez me répondre, et ce trait d’esprit vous honore, que c’est assez logique dans mon mode de pensée. En effet, je vous ai rebattu à de nombreuses reprises la fameuse pyramide de Ponzi qu’est, pour moi, le poker on line. En fait, non.

Je me suis rendu compte que ma façon de jouer se ressentait énormément de la somme disponible dans la rubrique « mon compte ». Le plus souvent inconsciemment…

Dernièrement, j’avais pris quelques coups derrière la tête qui m’ont amené à revoir de fond en comble la façon dont je jouais on line. Voir la clique . La suite m’a donné raison puisque j’ai eu l’occasion de bien figurer dans quatre tournois MTT qui ont fait prendre de la hauteur à ma BR (+600 euro) et j’ai fait quelques bonnes sessions de CG (+200 euro). Ma bankroll affichait une santé resplendissante mais voilà…elle a très rapidement subi une tendance baissière pour le moins accentuée. Oh bien sûr, j’ai eu à subir quelques bad beat sur des MTT (sur lesquels j’ai bien entendu whinner comme un vrai bastard) et quelques tacles river assassins. Mais la vérité est que ma façon de jouer s’était relâchée quelque peu…Le temps de s’en rendre compte, le temps de resserrer les boulons et ma BR a pris une ligne flat…Mais je continuais néanmoins à payer quelques mains marginales alors que je savais fort bien en cliquant sur le bouton que j’étais derrière voire certaines fois drawing dead. La faute à cette satanée somme disponible sur mon compte.

J’ai donc décidé de tenter (et c’est l’objet de ce billet) autre chose ! j’ai cashouté 350 euro. Ma BR est redescendue à un niveau dangereux selon les stratégies préconisées (100 caves pour le CG et 50 pour les MTT) . Mais pas grave, je sais que les limites auxquelles je me contrains à jouer (NL25 et -) sont celles où je suis EV+.

En une semaine, je vois ma façon de jouer redevenue conforme à ce que je faisais avant et ma BR a déjà fait un bon de 100% en avant.

Certains diront que c’est peut être un passage temporaire avant la broke attitude mais je suis aujourd’hui persuadé du contraire.

Et vous ? le montant de votre compte a-t-il une incidence sur vos résultats via la modification de vote façon de jouer ? même inconscient?

Que vienne ma colère et mon Courroux (coucou) – merci Desprosges

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Z’ont réussi à m’énerver. Qui ? Même pas le gouvernement. Non la blogosphère pokéristique ! j’en viens à regretter la bobosphère

Tout part de là libération. Ce lien est relayé par un des blogs que je fréquente assidument , qui fait lui-même un rebond sur un thread de Loupida sur le forum de videjoueur. Je vous laisse parcourir l’origine de ce billet d’énervement.

Ah ben, forcément, si on me pousse à révéler ma vraie nature… ca devient facile.

Bref, on peut critiquer la mesquinerie du process. Bien entendu, ce n’est pas l’addiction ou les comportements erratiques des joueurs qui sont visés. Tout ça, c’est de la faute à Épiméthée, dont la femme n’a pas su réfréner sa curiosité et qui, en refermant la boite donnée par Zeus, n’y a laissé prisonnier que l’espoir. Bien entendu il n’est pas question de couper les gens de ce fol espoir de richesses que les communications publicitaires des rooms nous rebattent à tour de bras.

Je ne suis pas loin d’ailleurs de penser que la majorité des joueurs qui poussent actuellement des cris d’orfraie soient globalement à l’abri des buts ultimes de la manœuvre. Je ne pense pas que la majorité des joueurs en ligne soit réellement gagnants ou risquent de tomber dans l’éventuel piège fiscal bien visible qui est tendu.

La vraie question est la limite que l’on fixe à la notion de « jeu ». Quand le jeu apporte un petit plus dans les épinards, il n’est pas « responsable » de le taxer. Un peu comme les braderies, vous êtes autorisés à vendre dans les vides greniers deux fois par an avec une limite de revenu. Au-delà, vous passez dans la catégorie « revendeurs » et à ce titre, les sommes deviennent assimilables à des revenus donc imposables.

Et bien, au risque de choquer une grande partie de mes amis poker, je suis à 100% Ok pour que les sommes gagnées soient imposables à partir d’une certaine limite. Je profite du fait que vous ayez résisté à cliquer sur la croix « fermer » de votre navigateur pour vous imposer ma vision :

  • Identifiant unique par joueur,
  • Obligation pour les rooms de remonter à la DGI (comme le fait déjà votre employeur pour vos revenus et les organismes sociaux pour vos aides et remboursement) la balance dépôt-retrait du 1er janvier au 31 décembre de l’année de référence,
  • Intégration dans vos revenus déclarables à partir du moment où la somme des bilans des rooms seraient supérieurs à 3000 euros (somme totalement fixée arbitrairement).
  • Application du barême fiscal lié à la situation personnelle de l’administré, le joueur paierait donc un revenu proportionnel à son assiette fiscale,

EPICETOU, et alors, sordide Humanité, vous ne méritez Elky ? Je ne vois pas pourquoi les extras que vous pourriez être amenés à faire le week-end (animations, cours privés, etc.) qui constituent des revenus au-delà d’un certain seuil serait eux taxés. je ne vois pas pourquoi ce qui est à considérer comme un revenu devrait échapper à la logique de répartition à la base du système français.

Certains parlent d’hypocrisie ? Je leur renvoie l’argument. Une grande partie des joueurs qui s’offusquent aujourd’hui font partie des premiers à revendiquer plus de justice sociale, plus de solidarité…mais parce que ça risque (on en rêve tous) de les toucher, l’état devient un grand méchant ? le gouvernement un dangereux collectiviste ? Donc le coeur à gauche et le portefeuille à droite…

Certains répliquent qu’il faudrait alors faire un crédit d’impôt pour les pertes ? Puisqu’à partir d’un certain niveau, l’argent gagné est assimilable à une activité professionnelle, je rappelle juste que certains  contribuables sont redevables sur leurs possessions personnelles des éventuels déficits de leur entreprise. La libre entreprise comporte des risques.

Certains menacent de partir à l’étranger ou ont peur de voir les gros joueurs partir sur les .com ? La belle affaire, je rappelle quand même que le poker est une gigantesque pyramide de Ponzi. Le système est condamné à voir chaque jour des nouveaux entrants au risque de se retrouver à une table ou les joueurs ne changeraient jamais et que les pots tournent sans en mettre un broke. A chaque main, la somme disponible de la table se trouve diminuée. En vertu du dernier prisonnier de la boite de Pandore, il y aura encore et encore des joueurs pour tenter leurs chances ou pour simplement « jouer ». Ils me donnent d’ailleurs l’occasion d’écrire un des fameux syllogismes dont j’ai le secret !

Si ils sont capables de partir à l’étranger pour gagner de l’argent, c’est donc bien un revenu, donc je taxe. Je ne suis pas Georges Marchais ni François Hollande qui, pour le premier prenait tout au dessus de 10 000 francs et qui, pour le second considère qu’on est riche au dessus de 5 000 euro par mois. je préconise l’application du barême fiscal en vigueur.

TRANCHE DU REVENU 2010
(Quotient familial)

TAUX D’IMPOSITION 2011
(Barème 2011 : TMI)

Jusqu’à 5 963 euros

0 %

de 5 964 à 11 896 euros

5,5 %

de 11 897 à 26 420 euros

14 %

de 26 421 à 70 830 euros

30 %

plus de 70 830 euros

41 %

Et pour finir, comme toute discussion Internet vise à se terminer par un godwin point, il y en a un qui prévoit une identification ka-tzetnik, du moins il l’attend .

On peut donc clore ce billet

Un week end de chien

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Bon, autant se le dire tout de go! le week end n’a pas été magnifique.

Pour autant, l’opération crush continue et la bankroll se stabilise à hauteur de 600 euro. La lente opération grindage continue et je maintiens les 1 cave de l’heure par table soit 4 cave totale par heure de rentabilité nette. la NL4 et la NL10 de PMU est un véritable aquarium.

Mais voilà, l’opération MTT prend des claques sur claques. Non pas que je joue mal mais je cumule les tirages défavorables. Derniers exemples, ceux d’hier soir sur le MTT 6 euro (celui là, est vraiment mon préféré).

  1. A la bulle, je suis confortablement à la quatrième position et il ne reste plus que le bubble man ou woman à désigner et je reçois AK spade. Un vilain shove et j’hésite, j’hésite…mais quoi! le premier ITM fait à peine fois 2 du buy in et si je passe ce que je crois être un coin flip (je ne le vois pas sur AA, nous sommes équivalant en tapis et je l’ai déja vu faire une mini relance pour susciter le bet/shove), je deviens CL. Aprés avoir utilisé le time supplémentaire, je me décide à caller! il retourne AK carreau. Sauf que la turn décide de lui apporter la couleur et me voilà out. Fais ch..
  2. sur le qualif 100K€, je suis pas trop mal et je me retrouve avec deux paires au flop aprés avoir limpé une première mini relance à 2.5BB. Flop rainbow, go to the shove. mon vilain retourne KK, il est derrière. Sauf que un AS doublant au turn et river lui deux paires max.

Une des conclusions, c’est que la variance peut parfois être pour ou contre nous. je vais regarder ces deux mains pour voir si je ne pouvais pas faire autrement…

Pour terminer ce rapide billet, quatre spéciales dédicaces :

  1. bravo à Xmaster pour sa win sur le 3K€  888poke. + 900 €uro dans sa BR,  ça compense sa traditionnelle whine row
  2. Rincevent qui mène le même combat que moi. Courage gars, on va y arriver en NL1000
  3. Fab, marvoulus fab,  rapporte nous un gros tas de billet de Dublin, n”hésitez pas à le stacker. J’y crois.
  4. Et enfin, tornad, dont le combat pour crusher la NL2 me ramène 6 ans en arrière. Courage, accroche toi, il faut du temps mais …on peut y arriver

je vous donne tous rendez vous sur viedejoueur, pour découvrir prochainement la nouvelle livraison de “poker fiction“, livraison dans laquelle vous devriez voir arriver une nouvelle dans laquelle figure un grand nombre des joueurs que je cite régulièrement ici.

bonne lecture

Prendre le temps…

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Je n’ai pas joué de MTT depuis plusieurs jours. J’ai pris cette décision pour deux raisons :

  1. Nous attendons un heureux évènements pour les jours prochains, et je suis persuadé que je serai CL de trés loin au moment ou il faudra partir à la maternité. Je ne sais pas pourquoi mais je suis sûr que la variance du poker s’appliquera également à l’accouchement. Vous savez, le ticket que vous avez chippé après de nombreuses tentatives et qui permet de jouer l’évènement tant attendu…que vous ne pourrez pas jouer parce qu’un autre évènement de votre vie se déroulera au même moment.
  2. J’ai, encore une fois, dérivé dans mon jeu vers le coté obscur de la force…le dernier tournoi joué a été l’objet de donk bet à foison, de hero call indécents et de tentatives de coin flip étranges…

Pour ces deux raison, je me suis donc remis sur les cash games et le premier soir ne fut pas un grand soir. Qu’à cela ne tienne, faisons nous violence. Appliquons une ligne de conduite stricte. Finie la NL50, même si je me sens bien en NL10, je suis redescendu en NL4. Fichtre, pas trés bandant, me direz vous. Mais le but n’est pas dans ce cadre de prendre du plaisir pur ou de mettre en pratique les quelques moves un peu avancés que j’ai intégrés…Non, simplement deux objectifs :

  1. Revenir aux basics de chez basics (choix des mains, respect des positions, hero fold, bet sizing etc…). Le hero fold étant le mouvement préféré de viedejoueur, à savoir jeter les AA préflop quand il y a plus d’un vilain dans le coup et les jeter au flop si le vilain s’accroche au barrel…). Pas trés glorieux mais visiblement EV+ dans ce marigot qu’est la NL4
  2. Reconstruire et continuer à faire progresser la BR de manière à ne pas être atteint par le fear money. principe qui veut que l’enjeu vous paralyse en cash game ou vous contraint à déjouer en MTT parce que l’ITM est une quête absolue. Or dans un MTT, l’important c’est la TF…

Le bilan est donc neutre en terme de plaisir mais définitivement EV+ en terme de rentabilité. Bien entendu, il y a encore les cartes de l’espace, bien entendu il y a encore les runer, runner…mais ils sont rares et on les regarde avec détachement. Ce qui vous prémunit du tilt puisqu’il est fort probable que si le vilain reste à la table, les jetons reviendront vers vous trés vite.

Rapide bilan financier : une centaine d’euro en plus dans la BR et une moyenne de 1 cave à l’heure de jeu par table ouverte. MTT 4 tables et deux heures de session par soir.

Comment en arrive t’on là? le site collaboratif préféré des whiners laisse à penser que soit la majorité des réguliers du site sont :

  • Immensément riches et recavent en permanence leurs compte au regard du nombre de tournoi qu’ils jouent et déclarent perdre…(spécial dédicace à Xmaster)
  • Ont une stratégie de gestion de BR particulièrement efficace.

Comme je ne pense pas qu’ils fassent partie de la première catégorie, je me suis demandé comment ils faisaient.

Ma conclusion?

  • Ils grindent sur des tables de NLxx inférieures à leurs niveaux réelles de jeu (genre deux niveaux en dessous)
  • Ils remontent consciencieusement leur BR jusqu’à ce que les buyin des MTT sont au dessus du ratio généralement retenu
  • Ils espèrent la win sans avoir absolument besoin de l’ITM

Certains joueurs se demandent si il est possible de ne pas perdre d’argent au poker à défaut d’en gagner (encore une dédicace vdj pour Adrien), je leur conseille de parcourir cet article et si ils n’y trouvent pas leur bonheur, il leur restera ce tutorial relayé par Rincevent

GG All

Bilan aprés un mois de PMU

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Si ca n’avance pas, ca ne recule pas. C’est déjà ça. Une BR ca progresse par à coup. Les périodes fasts sont moins nombreuses que les périodes flat et une partie du problème consiste à savoir gérer les périodes négatives de manière à ne pas « bouffer » le capital. Quand les bad beats arrivent, quand on est moins pointu dans les décisions, il faut savoir jeter des mains et revenir à une gestion « bon père de famille ».

Depuis quelques temps, je joue principalement sur PMU. Je me suis fait au soft (il est particulièrement horrible en fait…) et j’ai trouvé des MTT qui me conviennent d’abord au niveau caractéristique, à savoir :

  • Un programmé qui démarre à 20 heures 15,
  • Un buy in conforme à une gestion de BR préconisée (au moins 50 buy in),
  • Une structure adaptée à mon style jeu (3000 chips départ et round de 15 minutes),
  • Un late reg mesuré (Late reg pendant le round 1),
  • Un field pas trop nombreux (généralement de 100 à 300 joueurs), ce qui ne me laisse pas présager de fin de tournoi après 23 heures 30,

J’ai donc joué 22 fois ce type de tournoi. Les premiers temps furent durs. Les 10 premiers ont été un véritable carnage. Bien entendu, je pourrai accuser la malchance ou considérer que j’ai eu affaire à des fishs chanceux. La vérité est que j’avais oublié les basiques « métier ». Je ne respectais pas les positions, je m’embarquais avec des mains improbables et je tentais trop tôt des coins flips alors que j’avais bien le temps d’attendre. Du genre des shove all in avec des petites PP en début de paroles et des héro call avec des AJ ou KQ. Bref, je gamblais comme un donk.

J’ai pris conscience de cela après une longue période de bad run. J’ai repris comme déjà abordé ici mes gammes. Les résultats ne se sont pas fait trop attendre.

Le bilan financier est positif avec un gain net (déduit des buy in) de 375€uro pour la partie MTT

Pour la partie Cash game, je me limite aujourd’hui au NL de PMU. Je joue principalement en SH avec un gain de BR de 210 euro.

La BR est à environs 650 euro (hors welcome bonus pour avoir une vision claire). l’objectif est de crusher la barre des 4 chiffres sur PMU.

je vous prépare en parallèle la revue de presse de janvier 2012 des magazines poker. Ayant eu le temps de lire les 5 grandes parutions poker en kiosque dans le TGV

passe de trois ratée sur le MTT 6 euro PMU

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Et Pourtant j’étais bien parti. Bien calé dans le ventre mou après quelques petits spots bien négociés en position, je profile d’un rush que je gère normalement face à des vilains accrochés à leurs TPTK. Je touche full au flop AJJavec AJ face à vilain qui aJT et pas loin après quinte avec QT sur flop AJK au bouton après avoir limpé. Vilain s’emballant avec Kx. Me voila donc dans le top 10 et je patiente en passant les mauvaises mains et en rentrant dans des coups pas cher qui ne trouvent pas leur flop. Jusqu’à cette main qui me sortira du tournoi. Pour gagner ce type de  tournoi, il faut de la chance  mais aussi ne pas avoir de malchance… Bien jouer ne suffisant pas. Je pense avoir plutôt bien joué cette main mais des fois même si le move est EV+ en CG, en tournoi on peut être out !

Bref je reçois AA au bouton sur des blinds 500/1000, le spot parfait, un limper et je relance assez fortement pour faire le ménage quitte à ne prendre que les blinds, les antes et les chips du limper. Le limper étant un tapis légèrement à l’average, il y a de forte chance qu’il se sauve ou qu’il shove. Ce qui dans les deux cas m’arrange. Sauf que le BB qui me couvre légèrement (je suis 4ème en chips et lui 3ème) call. Le flop est pour moi relativement anodin même si il se peut qu’il est touché un brelan. Mais suivre ma relance avec une PP basse ou intermédiaire me semble impossible dans sa range. Le flop est 3T6 , il checke, je bet à hauteur du pot, il shove et je call en espérant que mon analyse est la bonne. Je le vois sur une range qui va de AT à TJ+ ainsi que les PP du haut de tableau. A ce moment là, je crains que TT pour être clair. Il retourne K6s. Fichtre, je me prépare à passer CL sauf que un 6 turn vient me buster du tournoi. C’est moche, non ? Mais ca arrive. Comme je suis dans ma phase cool, je croyais dans les minutes qui ont suivi qu’il était en flush draw mais, aprés avoir regardé le replay, non. Il paie juste TP kicker K. Je pense avoir bien joué le coup mais un coup de chatte est parfois aussi pour les vilains. Donc pas de triplé TF sur le 6euro.

J’ai fini la soirée en CG et se fut plus que correct puisque j’ai pris 6 caves sur la NL10. Limite que je me fiche actuellement au regard de ma BR et du niveau des vilains sur PMU. Je sais que logiquement, ma limite dans le cadre d’une gestion de BR (elle est légèrement au dessus de 500€uro) ne me permet pas de me lancer dans les limites que je fréquentais il y a quelques semaines. Mais je suis revenu aux basics et je me force à ne pas suivre les autres joueurs de viedejoueur bien calés dans la NL50. On va attendre encore un peu…

Pour finir ce billet, il est honnête de reconnaître que j’ai connu un immense coup de chatte ! pas de problème d’analyse ou de move, un simple problème interface chaise-clavier !

Imaginez ! Je touche J9s au BB, nous sommes en short Handle NL10. Au moment où je déplace le curseur de la souris pour pré-sélectionner Check (ceci afin de me laisser la possibilité de suivre une éventuelle petite relance), un bug du soft ou de la connexion internet fait qu’au même moment la case à cocher  « check » se transforme en bouton call, la vilain au CO ayant shové ces 50BB. Et bien, amis, j’ai quand même eu un coup de chatte  puisque le board fait Jx9xx pour deux paires qui ramène vers moi le pot face à AA. Je me suis confondu en excuses dans le chat, excuses sincères. Vilain a eu une attitude, peut être de façade, fair play en se contentant de répondre par un smiley.

Par la suite, je l’ai scrupuleusement évité, mais les autres vilains ont du me prendre pour un fish (et qui ne l’eut pas fait) puiqu’ils m’ont quasiment payé toutes mes bonnes mains préflop et n’ont jamais laché quand malheureusement pour eux, j’avais les nuts. Sans compter sur le loghorée du chat…

Bref un bon bilan, si ce n’est financier, également sur le plan du jeu car hormis ce coup de chatte, j’ai plutôt bien respecté ma stratégie de jeu toute la soirée. Le bad beat arrivant aussi quand on se sent en good rush.

Win 2, le retour et début d’analyses

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Le Good run. Le poker est parfois bizarre, après une période de 3 semaines difficiles au cours de laquelle j’ai enchainé bad beats sur bad beats ou du moins ce que je prenais pour de la malchance pure et simple. En fait, il est plus commode intellectuellement dans la vie comme dans le poker de chercher ailleurs les raisons de ses échecs. Je ne compte plus les personnes qui m’ont expliqué que leurs ruptures affectives, leurs échecs professionnels ou leurs problèmes de santés trouvaient leurs origines ailleurs que dans leur cour, c’est à dire dans leurs propres décisions…

Et bien au poker, c’est pareil. J’ai tout mis sur le dos de la variance, de la malchance ou du caractère rigged de la room. Après réflexion, j’ai repris mes basics, j’ai relu mes bouquins, les blogs d’initiation ou intermédiaire, j’ai revu ma manière de jouer. J’ai même restreint mes périodes de jeu (ok, pas assez d’après ma femme, mais je suis un addict facile).

Bref, j’ai revu mon poker et repris l’idée que je n’y connaissais rien. Vous savez, les premiers temps victorieux qui vous amènent à élargir votre range, tenter des moves que vous ne maitrisez pas, pas plus que les joueurs qui vous sont opposé…j’ai revu les MTT auxquels je m’inscrivais. Finis les large field qui entrainent des heures surnuméraires de jeu, au-delà de ma capacité de concentration ou de mon rythme de vie. Bref, les basics et une stratégie adaptée à mon “way of life”. Difficile d’être concentré quand on a dans la tête le réveil difficile programmé du lendemain.

Je suis donc fier de vous annoncer que j’ai encore fait un résultat positif hier sur un MTT.

Du jeu sérieux, des mains premiums jetées si je suis mal positionné ou si il y a trop de monde dans le coup. J’ai évité les family pot préflop et pris le soin de ne pas m’y impliquer outre mesure si je n’avais pas les outs nécessaires…

Ma BR PMU est en passe de dépasser celle de winamax. Qui l’eut cru il y a3 jours ? pas moi.

Querelle d’experts (suite et visiblement pas fin)

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Je vais finir par demander à Xmaster de m’intégrer dans les blogers de Pokerbastards, ce blog commençant à ressembler très fortement à une succursale de ce qui est en train devenir le rue89 ou le causeur du poker.

voir là –> le retour de la polémique et là –> les experts en expertise se déchainent

Ce billet a initié une guerre de tranchée entre les pro et les anti Benyamine ou Basou, qui devient maintenant (encore à cause de Xmaster) une guerre de technicien et de spécialistes  autour du thème de la compétence pure poker de joueurs qui ont des résultats en tournoi live et ceux qui jouent des cash games en haute limite.

Et que ca parle de variances et que ca parle de résistance au stress et de décision EV+ sur le long terme vs les coups de chatte, etc. ca finit même par tirer à boulets rouges sur Elky qui n’a visiblement pas pour les uns le niveau moyen d’un reg NL4000. Le pauvre n’a rien demandé et se retrouve égratigné, descendu de son piedestal.

Comme je suis une bille en stat et un fish de chez fish au niveau poker, je me garderai bien de prendre position pour l’un ou pour l’autre.

Cependant, ca me rappelle les longues discussions enflammées entre mon oncle et mon grand père, tout deux grands connaisseurs de la petit reine et leurs empoignades parfois hautes en couleur sur la prépondérance du cycliste des classiques vs les grands seigneurs des grands tours européens.

Et vas-y que Miguel Indurain Larraya était au choix un champion cycliste au titre qu’il a gagné 5 tours de France et deux Giro ou un chattard juste bon à profiter du travail de son équipe en se contentant d’asphyxier ces concurrents sur deux ou trois passages stratégiques des compétitions alors que Laurent Jalabert lui était soit un cycliste parfait puisqu’il a gagné 6 classiques, 25 étapes des grandes boucles, plusieurs titres de champion du monde et couronné plusieurs fois champion de l’année au classement par point.

Ca ne vous rappelle rien ? D’un coté, la régularité et le travail constant et de l’autre une fine notion stratégique ?

Non vraiment, Xmaster, tu n’as rien inventé. Mais tu devrais te faire embaucher par un parti politique, créer le buzz à partir de rien, c’est fort. Ou passe au marketing, tu ferais des miracles pour faire du marketing viral.

Reste que le parallèle avec le foot actuel est également possible ? Vaut-il mieux avoir un contrat en or dans un club du quatar ou en avoir un moins intéressant au réal de Madrid ?

Et comme il n’y a pas de grand pape universellement reconnu dans le poker, on n’est pas prêt de trancher ce dilemme.

Non décidemment, j’aime pas

Whine, un renouveau ou coup d’épée dans l’eau?

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D’abord, je suis contraint de vous avouer que je n’ai aucune volonté !

J’avais annoncé dans ce blog que je breakais pendant une semaine des MTT. J’avais effectivement perdu une grande partie de ma BR sur les MTT 5€uro de winamax et les MTT 6€uro de PMU. Ma BR affichait une perte sèche de 60% sur winamax et je survivais avec les 50€uro déposés sur PMU grâce au CG très basse limite. NL4 sur PMU et NL10 sur winamax.  Ce n’est pas très bandant de jouer mécaniquement en CG et de grinder 10 à 12 euro par soir à raison de 2 à 3 heures de session. Je suis bien conscient de mon niveau actuel et le poker est encore pour moi une question de plaisir et de jeu. Cette discipline m’amène même à jeter les AS pré-flop, c’est pour vous dire à quel point c’est pénible.

D’ailleurs à ce sujet, je tiens à signaler que les mathématiques ne sont pas euclidiennes en ce qui me concerne puisqu’il paraitrait que les AA gagnent à 78% contre n’importe quelle autre main pré-flop. Ben non, j’ai installé la version d’essai d’un tracker et sur les AA servis avec lesquels je suis allé à tapis préflop (78 fois), ils gagnent à 50%…Quoi ? les AA seraient un coin flip ?

Bref, désolé d’avoir été interrompu par moi-même. Pas de volonté, me voila, après une bonne journée parisienne (train à 6 heures 30 et retour à la maison vers 20 heures), enregistré sur le regular 6€uro de PMU de 20 heures 45. Ce qui n’est pas  digne d’une bonne gestion de BR, puisque le Buy in représente 7% de ma BR PMU. Mais bon, pas de volonté vous dis-je.

Le début fut plus que difficile et je regrettais déjà après 20 minutes de l’avoir fait. En effet, je prends sur le coin de la tronche un coup classique de début de tournoi. Je reçois AKs en SB sur des blindes 20/40, plusieurs limpers, un bouton qui limpe aussi. J’overbete (je sais, c’est lisible, mais en début de tournoi et sur ce genre de buy-in, la majorité des vilains ne s’occupent que de leurs cartes) et seul le bouton call.

  • Flop : A92 rainbow

Je touche une paire et je sonde en misant ¾ du pot. Vilain call. Tiens, aurait-il touché aussi une paire as ?

  • Turn : K

Bigre double paire. Je n’ai pas envie de tenter le diable, je parie sur le fait que le BB n’a pas de PP qui aurait touché un set et me dit qu’il est certainement soit sur une paire ou deux et que dans ce cas, je gagne ou qu’il est à tirage gutshot mais c’est moins probable. Donc 2ème barrel, il call. Bon, nous verrons bien.

  • River : 9

Là je me dis qu’il n’a quand même pas payé le deuxième barrel avec la troisième paire du board mais cette doublette me stresse. Je me mets en configuration de check fold (et oui, 2 semaines de bad run, m’ont enlevé toute confiance dans ma lecture et mon jeu…). Vilain checke aussi et retour un 98o. ah ! couillu jusqu’à la river et pétochard après ? Bilan, me voila à 1200 pour un tapis initial de 3000 et un average à 3600. Je me mets donc en configuration « whine » et me prépare à poster sur viedejoueur ma malchance presque devenue légendaire…je n’ai toujours pas compris l’intérêt de payer deux barrels avec la deuxième paire au flop, la troisième au turn et checker le brelan touché à la river. Mais bon, je ne cherche pas à comprendre, les jetons sont chez lui. et le fish est celui qui n’a plus les jetons, pas celui qui les gagne

Mais non, amis lecteurs ! De whine, que nennu. Je me suis refait la cerise à l’aide de 3 mains consécutives assez chanceuses puisque je touche un full floppé avec AJ au bouton et un vilain qui s’accroche à la couleur qu’il a touché au turn (stack  fois 2), un coin flip qui passe face au CL du moment (QQ vs AK qui tient) et un crackage d’As en bonne et due forme. Cette main est assez chanceuse mais le CL m’avait mis upset à relancer et 3better 80% de ces mains. Je touche 88, il 3bet, je 4bet, il call, le flop est baby sans 8. Il checke, je bet à ¾ du pot pour sonder, il call, turn 8 il part à tapis (il me couvre 3 fois à ce moment), je call et pas d’as à la river ! Me voila bien calé dans le top 10. Il me reste à attendre tranquillement en matant d’un regard discret Philippe Etchebest régler les problèmes des restaurants en aussi bonne santé que ma BR.

Je vole quelques pots, sors deux ou trois short stacks avec des mains moyennes jouées en position, la bulle éclate et le voila en TF en troisième position. Le CL est toujours CL et nous nous tenons du rang 2 au rang 6 en quelques milliers de chips.

Le Cl fait le ménage et j’entame une longue traversée du désert pendant laquelle, le CL prend 50% des jetons de la table. Je vole bien quelques pots, notamment en 3bettant ce fameux CL qui paradoxalement ne respectera que mes relances. Je dois avoir une bonne image de joueur bien tight parce qu’il héro callera quelques boards compliqués face à d’autres (avec succés d’ailleurs…vu que j’avais fait tapis fois 4 face à lui mais qu’il sera trés rapidement à nouveau Cl et de trés loin…)

Nous somme trois maintenant et le chipcount :

  • Vilain CL : 180 000
  • Hero : 65 000
  • Vilain 2 : 110 000

Je propose un deal (chose possible sur PMU) et on m’envoie proprement chier. Bon en même temps, c’est normal vu les stacks.

J’agresse littéralement vilain 2 à chaque fois qu’il est de BB et 3 bet toutes ses relances. Dans la majorité des cas, il m’a laissé le pot et l’ordre change, je passe en 2ème position. Le CL devient étonnamment passif. Il se contentera de payer en position de BB le tapis de vilain 2. AKo vs 89s, il touchera son as à la turn et nous voila en HU.

Chipcount :

  • Vilain CL :230 000
  • Hero : 115 000

Je lui propose un deal à 60/40 alors que le price pool fait 30/70 (je commence à avoir envie de dormer), deal qu’il éconduit.

Bizaremment, il est devenu passif de chez passif. Il attendait peut-être le bon spot pour me sortir mais je relançais systématiquement tout ses call ou ses bets pendant une bonne dizaine de main. Jusqu’à cette main qui fera la différence, je reçois 9T coeur en SB. Je bet à hauteur du pot, il tanke et shove, j’instant call et il découvre A3 cœur pour ce qui est un 60/40 visiblement. Le board sera baby avec un 3 mais surtout un 9 qui me fait passer CL avec 300 00 jetons vs 50 000.

La fin est classique, il part à tapis sur les deux mains suivantes, pot que je lui laisse. Le troisième tapis sera payé puisque je reçois 55.

L’image ci-dessous vous donnera le déroulé du coup !
victoire
Bref une bonne session, un tournoi qui ressemble à ceux que j’ai déjà gagné précédemment à savoir un ou deux coup de chatte en début de tournoi qui permet d’avoir le stack nécessaire pour attendre les bonnes mains ou d’avoir la profondeur de tapis nécessaire pour rentrer dans des coups marginaux sans avoir à y jouer son tournoi. Ce n’est pas mon plus gros gain mais il fait énormément de bien puisqu’il casse la dynamique loose qui état la mienne.

Bonne lecture

Saving bloger Xmaster ou le Acta Martyrorum sincera et selecta remis au gout du jour

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Décidement, ce sujet m’inspire

Ce que j’ai du mal à analyser en fait, c’est l’éventuel rapport entre l’image qu’a Basou de David B et le déroulement du coup. En effet, à y regarder de plus prés, il n’y a pas vraiment d’autre chose à relever que l’énorme coup de chatte à trouver 2 dames sur 3 dans les 4 streets du running twice. basou relate précisemment son analyse. Il veut tirer un maximum de value en faisant croire à un tirage, de manière à faire payer quoiqu’il arrive les 15 000 manquants. Or c’est ce que fait le “vieux”.

Il aurait suffit de relever le coté Chatte et de le mettre en rapport avec son état d’esprit quelques heures avant de s’assoir à cette table, de se taire sur son adversaire du jour et le billet initial devenait presque une leçon de poker!

  1. j’ai pas envie de jouer mais j’y vais quand même, c’est plus fort que moi
  2. je joue bien le coup
  3. je déchatte
  4. si j’avais su, j’aurais écouter mon 6ème sens (sens indispensable à un joueur de haut de niveau)
quod erat demonstrandum

Cela aurait été plus beau, non?  Ca devenait presque un morceau d’antologie, entièrement à son crédit et non pas ce psychodrame pokeristique d’ou personne des principaux bélligérants ne sort grandi

  • Xmaster est crucifié (avec son pseudo, c’est assez logique, non?)
  • Basou passe pour certains pour un prétentieux ou une victime (dans les deux cas, je ne suis pas sur que cela le satisfasse)
  • David benyamine serait un chattard sur ce coup sans remettre en cause son parcours, son expérience ou ce qu’il est actuellement (bon ou mauvais après tout…)
  • Blacksuccube panglosse comme à son habitude

A la finale, soit c’est une façon d’expulser un sentiment d’échec soit une bonne vieille resurgence de la querelle des anciens et des modernes. Corneille doit se frotter les mains de voir que rien depuis le Cid n’a changé. Une nouvelle version du Has been en quelque sorte…place au jeune. Ce qui mécaniquement monte David Benyamine au niveau d’un Doyle Brunson, lui aussi taxé de dinosaure à une époque pas si lointaine.

C’est marrant comme quoi de plus en plus, je me sens visé…lol (<– sacrifice obligatoire à la modernitude, qui fait penser à un trou du c.., non?)

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